1 oct. 2020

Tribune parue dans le Monde daté du mardi 29 septembre 2020

 Sortir l’Université de l’ornière

A l’Université, la rentrée prend des airs de cauchemar. Nous payons le fait qu’en dix ans, l’ensemble des instances locales de délibération et de décision, qui auraient été à même de réagir au plus près des problèmes à anticiper, ont été privées de leurs capacités d’action au profit de strates bureaucratiques. Le pouvoir centralisé de celles-ci n’a d’égal que leur incapacité à gérer même les choses les plus simples comme l’approvisionnement en gel hydroalcoolique et en lingettes. Le succès instantané du concept de “démerdentiel” est un désaveu cinglant pour ces managers qui ne savent que produire des communiqués erratiques jonglant entre rentrée en “présentiel” et en “distanciel”.

On sait pourtant à quelles conditions les universités, loin de devenir des foyers de contagion, auraient pu contribuer à endiguer  la circulation du virus : des tests salivaires collectifs pour chaque groupe de travaux dirigés (TD), comme pratiqués à Urbana Champaign aux Etats-Unis;  la mise à disposition de thermomètres frontaux ; une amélioration des systèmes de ventilation de chaque salle et de chaque amphi, avec adjonction de filtres HEPA et de flash UV si nécessaire ; l’installation de capteurs de qualité de l’air dans chaque pièce, avec un seuil d’alerte ; la réquisition de locaux vacants, et le recrutement de personnel pour dédoubler cours et TD, partout où cela est nécessaire. Les grandes villes ne manquent pas d’immeubles sous-exploités, souvent issus du patrimoine de l’Etat, qui auraient pu être très vite transformés en annexes universitaires. De brillants titulaires d’un doctorat capables d’enseigner immédiatement à temps plein attendent, par milliers, un poste depuis des années. Tout était possible en l’espace de ces huit derniers mois, rien n’a été fait.

De prime abord, on serait tenté d’attribuer ce bilan au fait que la crise sanitaire, inédite, a pris de court les bureaucraties universitaires, très semblables à celles qui, depuis vingt ans, entendent piloter les hôpitaux avec le succès que l’on a vu. Mais une autre donnée vient éclairer cette rentrée d’un nouveau jour : l’Université accueille 57 700 nouveaux étudiants, sans le moindre amphithéâtre ni la moindre salle supplémentaire, sans le moindre matériel, sans le plus petit recrutement d’universitaires et de personnel administratif et technique. Ces trois dernières années, le budget des universités a crû de 1,3% par an, ce qui est inférieur à l’effet cumulé de l’inflation et de l’accroissement mécanique de la masse salariale, connu sous l’acronyme de GVT. D’aucuns se prévaudront sans doute de l’“effort sans commune mesure depuis 1945” qu’est censée manifester la loi de programmation en discussion à l’Assemblée. Las : elle prévoit un accroissement du budget universitaire pour les deux dernières années de quinquennat de 1,1% par an… Du reste, les 8,2 milliards € d’abondement sur dix ans du budget de l’Université proviennent des 11,6 milliards € qui seront prélevés dans les salaires bruts des universitaires, en application de la réforme des retraites.

Il y a quinze ans, les statistiques prévisionnelles de l’Etat annonçaient que la population étudiante allait s’accroître de 30% entre 2010 et 2025, soit 400 000 étudiants en plus, pour des raisons démographiques et grâce à l’allongement de la durée des études. On aurait donc largement pu anticiper ces 57 700 nouveaux étudiants. Mais rien n’a été fait là non plus, hormis annoncer des “créations de places” jamais converties en moyens.

Le pic démographique n’est pas derrière nous ; nos étudiants sont là pour plusieurs années ; les gestes barrières pourraient devoir être maintenus durablement. Le ministère ne peut pas persévérer comme si de rien n’était, voire arguer qu’il est déjà trop tard. Face à cette situation désastreuse, nous demandons une vaste campagne de recrutement de personnels titulaires dans tous les corps de métiers, tout en amorçant les réquisitions et réaménagements de locaux, afin d’aborder la rentrée 2021 dans des conditions acceptables.

Parallèlement, si nous ne voulons pas être en permanence en retard d’une crise, un saut qualitatif est nécessaire. Nous demandons donc, outre un plan d’urgence pour 2021, la création rapide de trois universités expérimentales de taille moyenne (20.000 étudiants), correspondant à ce qui aurait dû être fait pour accueillir 57.700 étudiants dans de bonnes conditions. Cela requiert le recrutement sous statut de 4.200 universitaires et 3.400 personnels d’appui et de soutien supplémentaires, soit un budget de 500 millions d’euros par an.

Nous avons besoin d’établissements à taille humaine, structurés en petites entités autonomes, mises en réseau confédéral, le cas échéant grâce au numérique ; des établissements qui offrent à notre jeunesse maltraitée des perspectives d’émancipation vis-à-vis du milieu d’origine et de la sclérose intellectuelle qui frappe le pays ; des établissements qui permettent une recherche autonome, collégiale et favorisant le temps long, ce qui nous a manqué dans l’anticipation et la prévention de la pandémie. Pour cela, nous préconisons l’installation de ces trois universités dans des villes moyennes, hors des métropoles, en prenant appui sur le patrimoine bâti abandonné par l’Etat et sur les biens sous-utilisés des collectivités. En effet, celles-ci possèdent d’anciens tribunaux, des garnisons voire des bâtiments ecclésiastiques qui tombent aujourd’hui en déshérence. Réinvesti par l’université, ce patrimoine retrouverait une utilité sociale. Sur la base des dépenses de l’Opération Campus, la construction de ces pôles dotés de résidences étudiantes en nombre suffisant nécessiterait un milliard d’euros d’investissement, à quoi il faudrait ajouter cent millions d’euros de frais de maintenance et d’entretien. C’est le prix pour s’extraire du cauchemar.

Le virus se nourrit de nos renoncements. Pour sortir les campus de l'ornière, nous devons retrouver l'ambition d’une université forte, exigeante, libre et ouverte.

Signataires :

Stéphane André, professeur en ingénierie, Université de Lorraine

Bruno Andreotti, professeur en physique, Université de Paris

Pascale Dubus, maître de conférences en histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Julien Gossa, maître de conférences en informatique, Université de Strasbourg

Jacques Haiech, professeur honoraire en biologie, Université de Strasbourg

Pérola Milman, chercheuse en physique, CNRS-Université de Paris

Pierre-Yves Modicom, maître de conférences en linguistique, Université Bordeaux-Montaigne

Johanna Siméant-Germanos, professeure en sciences politiques, École Normale Supérieure. 


Le collectif RogueESR

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30 juin 2020

Techniques de recherche de stages M1 2019-2020

1 - Quelques Rappels : Réglementation des Stages en France

GUIDE PRATIQUE DES STAGES ÉTUDIANTS (Ministère de l’enseignement supérieur)

Cf. que faire en cas de problème :

Au secours, mon stage se passe mal, que faire ? (L’Etudiant.fr)

Peut-on rompre une convention de stage : Le Guide du stagiaire


 2 - A l’étranger
 -  The UK
Employment rights and pay for interns (UK Gov.com)


-  Ireland: 

-      -    The United States
Legal Requirements for Unpaid Internships Bondstreet

https://bondstreet.com/blog/six-legal-requirements-for-unpaid-internships/

Stages à l'étranger

Allemagne

Méthodologie du CV

 CV et LM en français (M2)

Université de Lille

Purdue University Résumés; les exemples (chronological, skills and functional résumés) sont dans la catégorie "sample résumés"

Modèles de CV:
anglais communication
américain management
restauration

Méthodologie Cover Letter

How to write a succesful cover letter

examples of cover letters

Power words to use in a CV




9 mars 2020

Conférence: Servies publics, quelles résistances face aux néo-libéralisme?

Mercredi prochain le 11 mars à 17h aux Tanneurs : conférence-débat avec Christian de Montlibert et Stéphane Velut organisée par le comité d'organisation des états généraux de l'université de Tours, 


Affiche :http://webmail-zimbra.univ-tours.fr/service/home/~/?auth=co&loc=fr_FR&id=4155412&part=2

Motion Coordination nationale des facs et labos en lutte

Les 6 et 7 mars à Nanterre était réunie la deuxième coordination
nationale des facs et labos en lutte. Y étaient représentées plus de 10
000 personnes présentes dans les AGs de 59 établissements
universitaires, 3 EPCST et du CNRS qui ont mandaté 500 délégué·e·s.

La motion suivante a été adoptée :

https://universiteouverte.org/2020/03/07/motion-de-la-deuxieme-coordination-nationale-des-facs-et-labos-en-lutte-reunie-les-6-et-7-mars-2020-a-nanterre/

27 févr. 2020


Contre la casse des retraites et l’amplification de la précarisation,
à Tours, comme dans d’autres universités, « l’université et la recherche s’arrêtent »

Deuxième journée des États généraux de l’université de Tours
Jeudi 5 mars 2020
Site des Tanneurs – Amphi 5 extension

En pleine période de lutte contre la réforme des retraites et le projet de LPPR, la première journée des états généraux de l'université de Tours, le vendredi 31 janvier 2020, a rassemblé plus de 300 personnes. Le fruit de cette première journée a été présenté au CA exceptionnel du 10 février : aggravation de la précarisation des étudiants, des personnels administratifs et des jeunes chercheurs ; développement de logiques managériales et gestionnaires délétères qui attisent une concurrence exacerbée, fracturent les collectifs, déstabilisent les savoir-faire et dénaturent le sens des missions du service public.
Une deuxième journée s’impose pour poursuivre le travail entamé et aller plus loin. Son principal objectif est d’affiner le diagnostic mais surtout de réfléchir ensemble à des solutions très concrètes permettant d’améliorer les conditions de travail et d’études à l’université et de nous organiser collectivement au sein de l’université à Tours et en France.
Le 5 mars, jour où « l’université et la recherche s’arrêtent » à l’appel de la coordination nationale des universités et des laboratoires en lutte, est le moment idéal pour poursuivre la réflexion.
C’est pour quoi, vous êtes toutes et tous conviées, personnels administratifs et techniques, vacataires, enseignante.s-chercheur.e.s, enseignant.e.s, chercheur.e.s, doctorante.s, chargé.e.s de cours et étudiant.e.s à participer à ce deuxième volet des états généraux où la parole sera de nouveau libre et égalitaire et où chacun pourra ainsi venir échanger, s’informer et porter des propositions.

Programme prévisionnel
9h : Introduction et point d’information sur les mobilisations
9h30 – 11h00 : Échanges en petits groupes – thème 1 : en finir avec l’université des précarités
11h15 – 12h30 :  Échanges en petits groupes – thème 2 : en finir avec l’université comme entreprise
12h30 : Auberge Espagnole (couloir des amphis A-B-C). Chacun ramène de quoi constituer un repas collectif)
14h00 : Vers la fin du service public ? 
14h00-15h00 :  Où en est-on côté Justice ? (intervention d’avocat mobilisés du barreau de Tours) ; où en est-on côté Education ? (enseignement primaire, secondaire) ; où en est-on côté Santé ? (intervention de personnels du secteur de la santé et du CHRU de Tours)
15h00 : Débat
15h30-16h15: Échanges, propositions concrètes et perspectives

16h20-16h30 : Bilan de la journée et clôture 

11 févr. 2020

Malaise à l’Université de Tours : retour sur les États Généraux du 31 janvier 2020

https://larotative.info/malaise-a-l-universite-de-tours-3654.html

Et ailleurs en France: Enseignants Chercheurs, entre colère et désespoir, Le Monde, 11/02/2020

Droit-Langues 2020

Présentations orales 2020

Key Concepts

Présentation #1

Dred Scott


The Bill of Rights

The Supreme Court and Society

The Executive Branch

Congress (2019)

The Warren Court

Affirmative Action

Exemple de sujets:

Test 1 2019

DT 2018 Sujet :
“Within two decades of the republic’s inception, some two hundred years ago, the Supreme Court of the United States emerged as a powerful political actor. In the 1950s and 1960s, however, the Court boldly undertook a new mission that resulted in judicial policy-making of unprecedented scope and impact”.

Kenneth M. Holland “Judicial Activism in the United States”. (1991)

Describe and explain the composition of the US Supreme Court and the role it has played in the American constitutional system. Using very specific cases, explain the second part of the quote; how has the court engaged in policy-making? What kind of impact has this new role had on American society?

10 févr. 2020

Civilisation Américaine LLCER L2

Brochure TD

Brochure CM

PPT #1 Maps Colonial America 

Crèvecoeur

Indian Removal

Manifest Destiny

Slavery (mis à jour 11/03)

Jim Crow

Imperialism

PRI L1 The American Century 2019

Présentation #1

The Great Depression and the New Deal

The Cold War

Vietnam

Civil Rights

The 1950s - The War on Poverty

The US Economy since the 1980s

Foreign Policy 1990s


Sujet DT 2019:


Essay Question:
« From Johnson’s perspective, foreign policy was a matter of honor, courage and credibility. America had given its word that it would defend freedom anywhere that freedom was threatened; and it must abide by that commitment”.
William H. Chafe, The Unfinished Journey. America Since World War II, (2003), p.267.

How can US foreign policy since the end of World War II account for Johnson’s perspective? What were the major consequences up to the 1970s? Did everyone agree with that view?

27 janv. 2020

Motion de l’AG du Département des Langues de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne - 21 janvier 2020*

Les membres du Département des Langues de l'université Paris 1 Panthéon
Sorbonne, réuni.e.s en assemblée générale le mardi 21 janvier 2020, se sont
prononcé.e.s pour la poursuite de la mobilisation et de la grève.

De semestre en semestre, notre département connaît des conditions de
travail et d'étude dégradées : 1500 étudiant.e.s sans TD envoyé.e.s
d'office à l'examen terminal, une équipe enseignante composée d’une
centaine de vacataires pour seulement 70 titulaires, *statu quo* intenable
auquel s’est récemment ajoutée l’annonce qu’aucun poste de PRAG ne serait
créé pour la rentrée universitaire 2020-2021. Le manque de postes au
Département ne nous permet pas de répondre à la demande de TDs pour les
étudiant.e.s de tous les UFRs, et nous empêche donc d’offrir aux
étudiant.e.s un cours de langue auquel leur cursus leur donne pourtant
droit. Cette revendication n’est en rien nouvelle, mais elle a été ignorée
depuis des années par la Présidence de l’université.

Fort.e.s de ces constats, nous exigeons de réels changements, c'est-à-dire
une politique universitaire apportant des financements publics à hauteur
des besoins des étudiant.e.s. et des personnels.

En conséquence, tout au long de la semaine du 27 janvier et jusqu’à la
prochaine assemblée générale du Département des Langues, nous suspendons
nos activités habituelles, pour indiquer notre refus de continuer à essayer
de fonctionner avec des moyens insuffisants, ainsi que pour dégager du
temps et pouvoir nous investir dans les luttes en cours. Nous poursuivons
une rétention des notes déjà largement suivie. Nous cessons nos activités
d’enseignements et les tâches administratives suivantes (qui sont par
ailleurs non obligatoires dans le cadre de nos services) : coordination de
niveaux, recrutement de vacataires, délivrance d’attestations de niveau de
langue pour les départs à l’étranger et pour les candidatures aux masters
de l’université.

Le Département des Langues souhaite en outre :

- réaffirmer son opposition ferme à *l'adoption de la réforme des retraites
*ainsi qu'à l*'adoption du projet de loi de programmation pluri-annuelle de
la recherche* (LPPR)

- appeler à un *changement de cap* dans les politiques de l'enseignement
supérieur et de la recherche et de toutes les mesures ayant pour effet
d’aggraver la précarité et les inégalités chez les étudiant.e.s et
personnels des universités.

Pas de retrait, pas de rentrée.
Pas de postes, pas de rentrée.
Pas de plan anti-précarité, pas de rentrée.

Nous soutenons les grévistes d'autres secteurs en lutte. Nous condamnons
l’attitude répressive du gouvernement et les violences policières qui
visent à dissuader les personnels et étudiant.e.s de participer aux
manifestations. Nous appelons tous nos collègues de l’université Paris 1 à
participer aux assemblées générales, actions et manifestations, et à se
coordonner avec les autres universités pour généraliser la mobilisation.

Le Département des langues mobilisé